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Vœux 2018 de l'UD CGT 86

         2018 s’annonce sous le signe de la régression sociale et démocratique Le complexe de la démocratie face à la néo-Agora.

Les outils d’extension de la démocratie mis en place dans la deuxième moitié du XXème siècle vont mal, et ce pour deux raisons.

D’une part, la faute aux syndicats (et même la CGT ) eux-mêmes qui n’ont pas su mettre en avant et pérenniser les instances démocratiques conquises par la classe ouvrière à la sortie de la guerre. Que cela soit au niveau de la gestion de la sécurité sociale, des prud’hommes, ou des instances représentatives du personnel, le travail des élus et mandatés syndicaux n’est visiblement pas connu de la grande majorité de nos collègues, concitoyens, voisins...

D’autres part, l’action de longue haleine et résolut du patronat à casser toute idée que les salariés puissent avoir leur mot à dire sur le fonctionnement de la société en général, en dehors des élections politiques.

Ainsi, le mot démocratie ne désigne plus que le fait politique, le fait public, et n’a plus sa place ailleurs. Le patron, le capitaine, le président décide, et la discussion est close.

Pour la CGT, ce grand recul de notre société n’apparait pas comme un renversement de situation, un clash, mais un long processus qui finalement avale et détruit les fondements du modèle sociale de notre pays.

Tout ceci se traduit concrètement ces dernières années par, entre autres :

-La fin des élections des conseillers prud’homaux ; qui étaient les seules élections ou tous les travailleurs, français ou étranger, pouvaient voter, pour élire qui les représenteraient directement pour incarner la justice du travail selon leur métiers.

-Les conseils d’administrations de la Sécurité Sociale, qui ont de moins en moins de pouvoir de décision sur le fonctionnement des différentes branches de celle-ci. Ainsi, même si les salariés viennent de récupérer la présidence de la CAF dans la Vienne, nous aurons bien des difficultés à faire pencher la balance du côté du progrès social.

-La mise en place des Comité Sociaux d’Entreprise, véritable machine à broyer la défense des salariés. En effet, ces CSE vont permettre de baisser le nombre de représentants du personnel, restreindre leurs champs d’intervention, limiter le dialogue entre les salariés et leurs élus. Tout ceci pour que le patronat soit encore plus libre d’appliquer ce qu’il veut, où il le veut et sans rendre de compte.

UD CGT 86, 21b rue Arsène Orillard 86000 Poitiers // 05 49 60 34 70 // contact@cgt-ud86.org http://www.cgt-ud86.org/

L’appauvrissement de ces champs d’expression de la démocratie est le résultat de la volonté non dissimulée du Medef de détricoter les acquis du Conseil National de la Résistance dans une vision d’ « Aggiornamento » (terme italien signifiant mise à jour, connu surtout pour avoir été utilisé lors du concile Vatican II, vous la sentez l’influence du conservatisme religieux ?). A ce jour, même si on n’est pas contre la rénovation du modèle sociale, il reste néanmoins des grands d’orientation stratégique à définir. Plus de démocratie ? Moins d’inégalité ? Plus de paix ?

Les choix faits par le patronat ne semblent pas aller vers ces dernières phrases et ils considèrent que le terrain de jeux des réseaux sociaux suffit à la population pour satisfaire ses besoins d’expression en place publique. La question restant, la démocratie a-t-elle sa place dans cette nouvelle agora ?

Ainsi la CGT invite l’ensemble des salariés, des retraités, des privés d’emplois, à faire attention à la langue de bois ambiante, au « en même temps » servant à détourner l’attention, à ne pas se faire blouser par les beaux discours. Les augmentations de pouvoirs d’achats réelles ou annoncées, ne sont pas un cadeau, mais le résultat de la casse de la sécurité sociale. Demain, plus qu’aujourd’hui, ce sera un luxe de se faire soigner.

Pour la CGT, 2018 ne pourra être une bonne année que si il y a un réveil des consciences sur la nécessité de lutter pour créer un avenir meilleur qui n’exclus personne, en répartissant mieux les richesses produite par le travail (contrairement à la politique du président des riches). Bref, pour l’année des 50ans de mai 68, luttons !

Catherine Giraud, Secrétaire Générale de l’UD CGT 86

UD CGT 86, 21b rue Arsène Orillard 86000 Poitiers // 05 49 60 34 70 // contact@cgt-ud86.org http://www.cgt-ud86.org/ 

 

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