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Jacqueline Riffault nous a quittés, nous lui avons rendu hommage

​Texte lu par André Berthommier, adjoint au maire et militant PCF d’Adriers

 

C'est avec beaucoup d'émotion et d'humilité que je dis ces quelques mots .

Pour moi JACQUELINE tu es l'adjointe de la commune aux cotés de notre regretté ANDRE, peut-être un peu dans son ombre mais, déjà à l'époque, c'était pas facile .

Tu es une militante depuis si longtemps au Parti Communiste Francais, parti qui t'a fait résister puis te libérer puis espérer un monde meilleur, sans doute, aussi un peu décu ; il t'a tant apporté; mais tu lui as tant donné qu'il t'est encore redevable .

Tu es aussi une militante pour la paix entre les peuples; pas une fois tu as manqué une commémoration, un acte extrêmement important pour toi et tu as raison c'est en se souvenant des horreurs de la guerre qu'on peut dire: plus jamais ça .

Un de tes derniers actes de paix, si je puis dire, c'est cette détermination dont tu as fait preuve, pour écrire régulierement, pendant des années , à la fille d'un poète allemand qui, prisonnier de guerre pendant la premiere guerre mondiale fut déporté à Adriers . Il décrit les gens qu'il côtoie dans notre village dans un de ses livres; lui aussi est esprit de paix et décrit l'absurdité de la guerre et puis un jour c'est sa petite fille qui vient nous parler de son grand père ; merci pour ça aussi , JACQUELINE .

Tu es aussi l'auteure de nombreux articles dans le bulletin La maisonnée si cher a notre commune .

Je sais que tu as écrit de nombreux poèmes et puis tes mémoires, tout un héritage pour ta famille qui peut être fière de toi. Les ecrits restent, c'est bien connu . Nous nous souviendrons toujours de toi .

Pour être un peu moins grave et pour se souvenir encore de toi quand tu disais :

« et ben pour moi ou s'ras un p'tit ricard »  

                         MERCI A JAMAIS, ADIEU JACQUELINE

 

Texte lu par Chimène Sirdey au nom des jeunes communistes du sud-Vienne

À Jaqueline Riffaud, 

Prudencia Ayala, militante féministe et socialiste salvadorienne, se présente aux élections presidencielles en 1930, alors que le droit de vote n’est pas encore accordé aux femmes. Elle meurt à 51 ans, sans avoir même pu voir la loi qu’elle a elle même initiée : celle qui officialise l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Madeleine Bernardeau, militante féministe et communiste, meurt en 2017, en laissant dernière elle un foyer de refuge pour celles qui n’ont plus rien. Comme elle l’était jeune, elle part en citoyenne du monde. 

Noor Inayat Khan, opératrice radio durant la seconde guerre mondiale, meurt en 1944, à l’age de 30 ans. Elle meurt rouée de coup par un officier SS. Elle ne pleure pas, ne gémit pas, elle dit juste : “Liberté”.

Et pour finir, Jaqueline Riffaud, militante féministe et communiste et par dessus tout cela, humaniste, est morte il y deux jours. Elle s’éteint à 96 ans en ayant montré à notre cher hexagone qu’une femme peut siéger sans souci dans un conseil municipal, et par la suite, dans un conseil départemental. 

À toutes ces femmes, que j’ai pour le plupart peu connues, je dis quand même : merci. “Merci, et camarades, pas d’inquiétude, nous allons nous battre, le futur sera fait de luttes.”

Oui, de luttes et de joie, de pleurs et surtout de rire. Car, bonne nouvelle, nous voyons ce que vous avez vu si justement : ces porcs qui nous gouvernent, nous exploitent, nous mettent des mains au cul et n’acceptent pas qu’on ait du poil au pattes.  

Nous entendons aussi ce que vous avez entendu, les cris de rage, les rires à n’en plus finir, et surtout, les promesses de poussière  faites  à ceux qui étaient perdus. 

Et maintenant, nous touchons... Nous touchons ce bâton, avec une flamme au bout : un flambeau de révolution. Et puis, si des fois, cette flamme nous brûle les doigts, comme dirait une bonne amie à moi,  il y a des douleurs qui sont salvatrices. 

Mes camarades, je vous le dis aujourd’hui : cette flamme ne s’éteindra pas. Nous nous éteindrons tous mais, elle, jamais elle ne s’éteindra. 

 

Texte lu par Paul Fromonteil au nom de la Fédération du PCF de la Vienne

 

Au nom de tous les camarades et amis de la Fédération du PCF de la Vienne et des sections du Sud Vienne, je veux te dire combien nous conservons de toi un profond souvenir pour tout ce que nous avons fait ensemble pendant des années et des années au service de la liberté, du progrès social , de la paix et de l’entente entre les peuples.

Tu étais une femme de caractère, engagée dans la vie locale comme dans tous les combats pour la liberté et la fraternité.

Monsieur le Maire vient de dire ce que tu as apporté dans tes mandats d’élue au service de la commune d’Adriers et du rôle que tu as exercé bien au-delà du Montmorillonnais.

Je veux ajouter quelques mots sur la femme militante, communiste que tu as été et dont tant de femmes et d’hommes gardent un profond souvenir : celui d’une femme, d’une militante sincère, efficace et dévouée. Liliane et tes proches peuvent être fiers de toi !

Ta vie a été exemplaire. C’est dans ta famille que tu as trouvé les raisons de ton engagement et c’est dans la Résistance face à la barbarie nazie et pour la libération de la France que se trouvent les sources de l’engagement de cette vie.

Femme de caractère et de convictions, tu as écrit un livre de souvenirs où tu donnes les raisons de ta fidélité à l’esprit de la Résistance, à une France et un monde rural où l’idéal républicain de liberté, d’égalité et de fraternité prendrait tout son sens. Ce monde rural que tu aimais tant en a tant besoin !

Ton livre est un témoignage précieux sur toute une époque ainsi que sur l’activité politique et l’engagement des communistes dans les luttes de notre Région. Il témoigne aussi de la richesse et de la profondeur des relations que tu as eues avec ton mari Roger, tes enfants – Liliane et Alain – et l’ensemble de tes proches.

Monsieur le Maire vient de rappeler ta remarquable et incessante activité comme adjointe au maire d’Adriers. Elue en 1953, ce n’était pas donné à l’époque que d’affirmer le rôle d’une femme dans la gestion des collectivités. Aux côtés d’André Rideau, qui fut l’un des plus jeunes maires de France et qui a marqué l’histoire d’Adriers et du canton, tu as fait une démonstration d’efficacité et de compétences. Il fallait le faire à cette époque !

Mais tes responsabilités ne se sont pas limitées à Adriers ; elles se sont élargies dans une série de domaines avec ton élection au secrétariat de la section du canton de l’Isle Jourdain et au Conseil Départemental du PCF de la Vienne.

Au nom de tous les communistes du Montmorillonnais et de la Vienne, je voudrais te dire que nous conservons de toi un profond souvenir pour tout ce que tu as fait – que nous avons fait ensemble pendant des années et des années – au service du progrès social, de la paix, de l’amitié entre les peuples.

Nous te disons adieu. Nous affirmons toute notre amitié à tes enfants et à tes proches. Nous leur disons : Vous pouvez être fiers de Jacqueline, de ce qu’elle a fait, de ce qu’elle a apporté. Ton souvenir restera longtemps gravé dans nos mémoires.

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