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Samedi 28 janvier 2012, le Printemps a définitivement baissé ses rideaux de fer place de l’Hôtel de Ville à Poitiers

A partir de 18h30 une centaine de poitevins (clients, simples habitants de la Ville solidaires, élus) étaient venus, avec leurs bougies allumées dans la nuit, soutenir les salariées.

La prise de parole simple et claire de la secrétaire du CE, très émue, a retracé l’histoire du sacrifice du magasin et surtout de ses salarié-e-s à la loi du profit maximum...

 

La fermeture du magasin de Poitiers était programmée lors du rachat de l’ensemble des magasins du Printemps au groupe Pinault en 2006 sous le régime de la LBO (Leverage Buy Out = achat des actions d’une entreprise financé par une large part d’endettement) car la moitié des bénéfices servait à payer les intérêts de l’emprunt contracté pour le rachat à Pinault (200 000 euros par an). Ce qui reste n’est pas suffisant aux yeux des actionnaires et donc une politique délibérée, devant aboutir à une fermeture, a été mise en route par les acheteurs (la Deutsche bank et le groupe italien Maurizio Borletti , propriétaire des grands magasins La Rinascente) qui se débarrassent ainsi du « petit » magasin de Poitiers moins rentable – mais rentable cependant !

Une fois de plus, l’humain a été sacrifié sur l’autel du super profit !

La société Le Printemps a été assignée devant le tribunal de Paris pour l’annulation du plan social et par conséquent des 48 licenciements de salarié-e-s auxquels s’ajoutent ceux des démonstratrices – démonstrateurs, des « marques ». L’audience aura lieu le 20 mars prochain.

Les salarié-e-s ne baissent pas les bras...

L’histoire du Printemps est emblématique. Le programme du Front de gauche, L’Humain d’abord propose « des mesures pour désintoxiquer les entreprises de la finance et pour mettre fin à la déstructuration du marché du travail... »

galerie photos du 28 janvier 2012 - Fermeture du Printemps

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