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Sur le Budget municipal 2012

Intervention pour le groupe communiste (de Patrick Coronas) au Conseil Municipal de Poitiers du lundi 26 mars 2012

Aujourd’hui 26 mars 2012, nous passons du débat d’orientation budgétaire au budget, l’acte essentiel de l’action municipale. Le budget fixe les moyens que la collectivité se donne en particulier par le vote des impôts ainsi que les actions que ces moyens permettent d’engager au service de nos concitoyens.

Le projet municipal que nous menons collectivement dans le respect des engagements pris dans le programme que nous avons défendu en 2008 fixe les lignes directrices de ce budget :

- une action sociale forte : la délibération présente un axe important de cette action au travers du CCAS dont la subvention est en augmentation de 2,1%
- un service public riche de ses personnels
- une politique d’investissement au service du développement de notre ville (comme avec Cœur d’agglo, la maison des services publics de Saint-Eloi, le Centre d’Animation de Beaulieu,…) car le développement passe tout autant par l’amélioration du cadre de vie que par l’amélioration des services rendus à la population.

Cette année encore, les produits de fonctionnement progressent faiblement mais c’est le résultat d’une double cause, notre volonté de ne pas augmenter le taux des impôts locaux et la stagnation des dotations d’état.

Nous nous répéterons encore cette année mais il sera essentiel que dans la prochaine présidence et législature, on clarifie le cadre de la décentralisation, les compétences des collectivités et les moyens d’appliquer ces compétences.

La succession de dotations, de compensations rend incompréhensible au profane comme à l’élu les règles financières de la décentralisation.

Enfin, il est essentiel de rappeler que les choix politiques que nous faisons et que nous ferons sont réalisés avec l’argent public, c’est à dire l’argent de nos concitoyens. C’est pourquoi nous sommes clairs dans nos choix, des services publics de qualité pour un cadre de vie et de développement de qualité. Et si on en croit l’étude de l’assemblée des communautés de France, Poitiers est une des rares agglomérations des départements non littoraux à avoir connu entre 2001 et 2011 une dynamique forte tant sur le nombre d’entreprises sur l’évolution de l’emploi privé. (même si d’autres éléments de cette enquête sont plus contrastés)

Dans les années à venir, il n’y a pas de changements profonds qui interviendront (sauf catastrophe…) mais nous devrons continuer notre réflexion avec l’ensemble des partenaires économiques, associatifs et sociaux de notre ville comme cela a déjà été faits dans de nombreux domaines (maisons de quartier, sports,…) pour rendre nos actions toujours plus efficaces et claires. Ce travail engagé est à poursuivre.
C’est d’ailleurs une demande de la chambre régionale des comptes.

Pour pouvoir aller de l’avant, il faut avoir une image clair de ce qu’il y a derrière nous (c’est ce que nous apporte le rapport de la cour régionale des comptes par exemple). S’améliorer, c’est donc savoir regarder dans le rétroviseur, c’est important pour éviter les accidents…

Nos oppositions trouveront certainement à redire sur notre politique et notre budget. C’est bien normal puisqu’elles n’appliqueraient pas la même politique (moins de services publics et de personnels pour certains, plus pour d’autres, …). Cet affrontement idéologique et politique est très enrichissant et dans notre collectivité, il reste apaisé et d’autant plus constructif. J’ai vécu dans d’autres régions où la caractéristique était l’absence totale de respect. Ce n’est pas le cas dans cette assemblée et c’est très agréable de s’affronter sur de réels arguments.

C’est pourquoi, je regarderai une dernière fois dans le rétroviseur, c’est toujours mieux pour éviter les accidents de circulation comme les accidents idéologiques. Les mains plein de colle comme cela m’arrive encore, je suis tombé sur une affiche du MIL dont je connais l’existence et le niveau qui me laissait un choix clair : « la France ou la gauche, il faut choisir »

Si nos collègues de l’opposition pouvaient convaincre leurs amis d’utiliser d’autres affiches, je les en remercie par avance. Si nous vivons un moment terrible de violence, nous avons la chance de vivre dans une période de calme et de paix si on la compare à celle que notre pays traversait il y a 50 ans. Le 26 mars 1962 il y a 50 ans jour pour jour, comme le 8 février 1962 comme le 17 octobre 1961 des manifestants perdaient la vie pour des causes opposées mais du fait de la violence des forces de l’ordre et de la violence de la société. Sachons tous ensemble éviter que cette violence générale ne renaisse et pour cela continuons à nous affronter sur les idées et rein que sur les idées.

Sur la Délibération 17 : rapport de la cour régionale des comptes

Rappelons tout d’abord que c’est probablement le dernier rapport de la cour régionale des comptes de Poitiers puisqu’elle est amenée à disparaître. Nous savons pourtant tous que ces observations extérieures sont indispensables et que leur qualité ne va pas aller en s’améliorant avec la diminution de leurs moyens.

Ce rapport donne une image de notre politique avec les particularités de notre commune.
- Un potentiel fiscal faible compensé par un taux d’imposition fort ce qui se traduit par des impôts par habitant plus élevés.
- une capacité d’autofinancement satisfaisante
- Des emprunts et une dette par habitant maîtrisés (plus faibles que la moyenne)
- Des « charges » de personnel et des charges incompréhensibles inférieures à la moyenne de la strate (donc loin de l’image d’une dépense hors de contrôle)
- Des subventions très importantes pour accompagner les structures qui font vivre la ville

Bref ce rapport traduit notre politique, des impôts plus élevés certes pour des services rendus directement ou indirectement via les partenaires comme les associations (comme nous le verrons avec les subventions votées dans de nombreux domaines au cours de ce conseil).

Et il traduit un point important, la nécessité de clarifier les missions, les relations, les compétences et les bilans avec les partenaires qui reçoivent des subventions de la ville donc de l’argent public, celui de nos concitoyens.

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