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Poitiers : Intervention du groupe des élus communistes et républicains - Conseil municipal du 14 avril 2014

Le rapport des orientations budgétaires qui nous est présenté ce soir, est sans surprise car correspondant aux engagements de notre programme.

Il présente des points saillants sur lesquels nous continuerons de faire entendre nos propositions.

Les données internationales et nationales ont pour notre ville et nos habitants des conséquences bien réelles : augmentation du chômage, des foyers bénéficiant du RSA et baisse programmée des dotations.

Mais la crise ne touche pas chacun de la même façon : ainsi, en 2011, à Poitiers, on retrouvait 239 assujettis à l’ISF pour un patrimoine moyen de 3.6 millions d’euros et un ISF moyen de 22000 euros (chiffres les plus élevés de France…) alors qu’en 2008, le nombre d’assujettis était plus élevée 578 mais le patrimoine moyen n’était que de 1.8 million d’euros et l’ISF moyen de 10 500 euros. (source impot.gouv.fr)

Ce n’est donc pas qu’un problème de richesse, mais bien un problème de répartition.

Les ressources financières comme les ressources naturelles vont se limiter. L’avenir passera par le commun, il y a largement les moyens de permettre à tous de trouver sa place et les moyens de vivre correctement.

Dans une ville où le potentiel fiscal est bas (601 euros contre 805 euros pour les villes de la strate (rapport de la chambre régionale des comptes 2012), qui concentre pour l’agglomération les logements sociaux ,des services publics et des services sociaux de qualité, cela doit forcer les élus à l’imagination pour construire ce commun qui seul permettra de changer notre société de concurrence de tous contre tous à l’échelon des individus comme à celui des collectivités en une société de partage et de coopération.

Il faut trouver différents axes pour redonner du pouvoir d’achat. La décision de ne pas augmenter les taux d’impôt y participe, tout comme des services publics de qualité, qui permettent de modérer les dépenses de nos concitoyens (les services de restauration scolaire et de garderie périscolaire en sont des exemples).

La cohésion sociale et le bien vivre ensemble sont au cœur de notre projet : ils ne peuvent passer que par un investissement social de qualité, qui se traduit par l’effort budgétaire concernant le CCAS.

Mais pour faire fonctionner ces services publics, il faut des femmes et des hommes moteurs et acteurs de ce service public. Nous serons attentifs à leurs conditions de travail, à leur formation, ainsi qu’au nécessaire remplacement des départs à la retraite dans une logique d’efficacité du service public.

Permettre de construire plus de commun, c’est diminuer les charges de tous par une juste répartition des dépenses.

Il nous faut également conserver une capacité d’investissement importante. Notre projet a comme point fort les groupes scolaires. Là aussi, leur rénovation devra être le moment d’une réflexion sur le partage et le commun. Partage des surfaces et des occupations, partage des charges fixes comme le chauffage par la mise en place de chaufferie collective entre plusieurs bâtiments…

A nous, élus, avec nos convictions, en s’inspirant et en accompagnant les projets des autres acteurs de la vie publique (associations, syndicats, …) de construire un avenir de partage et de coopération.

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