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André Chassaigne : "Nous vivons l’une des plus grandes catastrophes humanitaires de l’Après-Guerre."

 

Aider les réfugiés : une question de responsabilité et de solidarité

Depuis le début de l’année, plus de 365 000 réfugiés ont tenté de rejoindre l’Europe, et ce au péril de leur vie. Nous vivons l’une des plus grandes catastrophes humanitaires de l’Après-Guerre. La crise actuelle fait écho à des pages sombres de notre propre histoire et des peuples européens, dans lesquelles des populations civiles ont été forcées et contraintes de prendre le chemin de l’exode pour fuir la guerre et l’horreur. Aujourd’hui, le théâtre de cette tragédie se joue essentiellement en Méditerranée, devenue un « cimetière maritime » aux rivages jonchés de corps inertes rejetés par la mer, dont une majorité d’enfants désormais symbolisés par l’image du petit Aylan. Fuyant la mort, la terreur djihadiste et la misère extrême, ces nouveaux damnés de la terre sont en quête de refuge, d’un espace de paix et de sécurité, d’un horizon et d’un nouveau champ des possibles…

Face à cette tragédie humaine, des obligations juridiques pèsent sur les Etats, mais l’enjeu est politique et moral. Tendre la main, accueillir les réfugiés et leur reconnaître le droit d’asile sont autant de gestes que commandent les valeurs humanistes et le sens des responsabilités.

La dimension morale est indépassable. Le choix de ces réfugiés nous interroge sur nous-mêmes, sur notre pacte républicain comme sur le projet européen. L’un comme l’autre sont plus que jamais menacés par les tentations xénophobes, le repli identitaire et le rejet de l’Autre du fait de son origine ou de sa religion. Les murs de barbelés se multiplient à travers une Europe où les marchandises circulent librement, mais pas les hommes. L’exception allemande ne saurait masquer la tendance de fond, celle d’une peur, d’une obsession : se prémunir d’une menace, voire d’« invasions barbares », quand bien même il s’agit de familles poussées par la force du désespoir.

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