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Congrès académique du SNEP- FSU : Prof d'EPS, Une profession engagée pour préserver la pratique sportive des jeunes, du collège à l'Université!

Prof d'EPS, Une profession engagée pour préserver la pratique sportive des jeunes, du collège à l'Université!

Les équipes d’enseignants d’EPS de 95 collèges sur les 160 que compte l’académie de Poitiers, soit 60%, ont répondu à l’enquête de rentrée diligentée par le SNEP-FSU.

Les remontées du terrain concernant la mise en œuvre de la réforme du collège sont sans équivoque.

Réforme du collège et programmes EPS :Entre perplexité et désaveu, la confirmation d’un refus :

Elles attestent d'une réelle fragilisation de la discipline EPS au sein des établissements puisque dans 42,2% des cas, la mise en place des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) provoquent une diminution du temps de pratique physique des élèves.

Pire, nous assistons à une diminution de - 18% de « les + de l'EPS » constitués des aménagements pédagogiques permettant d'avoir 3 enseignants pour 2 classes en natation, ou des dédoublement de classes dans certaines activités sportives, de plein-air notamment.

L'appréciation globale que portent les Professeurs d'EPS de l'académie de Poitiers sur cette réforme est sans ambiguïté, puisque 0% considère que c'est « une avancée », quand 40% pensent que c'est une réelle dégradation des conditions d'apprentissage des élèves, donc du système éducatif dans son ensemble. 60% des Professeurs d'EPS tentent de maintenir à « l'identique » l'organisation de leur enseignement et pensent pouvoir en minimiser les effets négatifs.

Il n'en faut pas moins pour expliquer que 68% des équipes pédagogiques EPS de l'académie déclarent ne pas adhérer à la mise en place de la réforme du collège, qui au passage supprime la note d'EPS du DNB, basée jusque là sur une évaluation en acte dans une pratique physique motrice.

Ces marqueurs constituent un très mauvais signal. L'EPS est de plus en plus fragilisée, manque de temps de pratique, programmes vidés de leur sens, qui ne permettront pas d'obtenir les créneaux d'installations sportives nécessaires à un enseignement de qualité, fin d’une évaluation spécifique au brevet des collège.

Les Enseignants d'EPS de l'Académie veulent que leur note compte !

Quel paradoxe, alors même que l'étude menée par Mathieu Abbot, Médecin du Sport au CHU de Clermont-Ferrand, rendue publique le 18/01/17 dans Le Monde, révèle que les jeunes Français ne pratiquent pas assez d'activités physiques et sportives. Difficile dans ces conditions de développer chez les jeunes et dans la population une forme d'appropriation culturelle et un engouement pour la Candidature aux JOP Paris 2024, Cette candidature pourrait, pourtant, consacrer l’émergence d'un sport plus vertueux et émancipateur, dans l'école, les clubs comme dans toutes les composantes d’une société plus responsable.

Mobilisés, ils ne s'en laisseront pas compter, car l'excellence de leur formation est un point d'appui à la reconnaissance de leur professionnalité au service de la pratique et de la santé des jeunes.

Ces enjeux seront au cœur du Congrès académique du SNEP-FSU Poitiers qui se tiendra les jeudi 26 et vendredi 27 janvier 2017à la Faculté des Sciences du Sport de Poitiers, Université française distinguée au classement de Shangaï dans la catégorie « Sport Sciences ».

Contact Presse : Christophe Mauvillain, Secrétaire académique 06.31.02.40.12 

 

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