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L’EXTRÊME-DROITE NE DOIT PAS ARRIVER AU POUVOIR : POUR LUI BARRER LA ROUTE, NOUS UTILISERONS LE BULLETIN MACRON

L’EXTRÊME-DROITE NE DOIT PAS ARRIVER AU POUVOIR :

POUR LUI BARRER LA ROUTE, NOUS UTILISERONS LE

BULLETIN MACRON

Notre camarade Patrick Amand est l’un des initiateurs de ce texte 

Dans sa déclaration publiée le 25 avril intitulée « Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie », la Commission exécutive de la CGT a exprimé clairement que « pas une voix ne doit se porter sur la candidate de l’extrême droite », que notre syndicat combattra sans relâche « l’utilisation des peurs, du terrorisme, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale, le chômage et les bas salaires ».

 

Nous, militants, dirigeants, élus de la CGT, nous positionnons dans le cadre de cet appel de notre Confédération à faire barrage à l’extrême droite.

 

Alors que la candidate du FN est en situation de gagner le 7 mai, qu’elle enregistre chaque jour des ralliements de la droite la plus réactionnaire, que la banalisation du FN atteint un niveau inégalé, nous estimons devoir tout mettre en œuvre pour que Le Pen n’accède pas au pouvoir.

 

La CGT a une longue histoire de lutte contre le fascisme, au nom de la défense des travailleurs et de leur combat contre le capitalisme. Les militants CGT ont fait partie de ceux qui « se sont levés avant le jour » en allant combattre Franco au sein des Brigades Internationales, ont pris une part déterminante à la Résistance aux nazis et à leurs collaborateurs sur le territoire français, au sein des Francs-Tireurs et Partisans avec l’appui et le concours « d’étrangers, nos frères pourtant » des FTP-MOI, dont Henri Krasucki. Les militants de la CGT savent que lorsque le fascisme se hisse au pouvoir, il ne l’abandonne jamais au terme d’une alternance démocratique apaisée.

 

La CGT est un grand syndicat, garant de la Charte d’Amiens et de l’indépendance du syndicalisme vis-à-vis du politique, un syndicat émancipateur des droits des travailleurs, un syndicat qui a toujours lutté pour la paix, la solidarité, la fraternité entre tous les peuples du monde entier, contre le colonialisme, un syndicat qui a soutenu les combats de nos camarades latino-américains contre les dictatures inféodées à l’impérialisme américain, participé au combat contre l’apartheid en Afrique du Sud, à la lutte pour les droits des Palestiniens et la paix au Proche-Orient,... La CGT est un syndicat humaniste, internationaliste à l’opposé de tout ce que représentent le FN et le clan Le Pen.

 

Nous estimons devoir faire tout notre possible face au risque réel de voir l’extrême droite s’installer dans les habits usés et vieillis de la Vème République, dont la constitution lui permettrait une fois au pouvoir d’exercer celui-ci de manière autoritaire et obscurantiste, en usant notamment des pouvoirs exceptionnels de la présidence prévus par l’article 16. Ce risque est d’autant plus grand alors que nous sommes déjà sous état d’urgence.

 

De lourdes menaces pèsent sur la tolérance, la fraternité républicaine, la situation de celles et ceux des habitants de notre pays qui sont étrangers ou d’origine immigrée, les droits des femmes, particulièrement celui à l’IVG. Nos libertés démocratiques chèrement acquises sont une condition indispensable à la lutte syndicale et à la défense des intérêts des travailleurs face à l’arbitraire patronal. Par ses attaques répétées contre la CGT ces derniers jours, Marine Le Pen confirme qu’elle se place résolument dans le camp du capital. Nous estimons que plus le FN sera renforcé au plan électoral, plus les conditions des luttes sociales seront menacées. La répression visant le syndicalisme CGT dans les villes gérées par l’extrême droite le démontre.

 

Pour empêcher Le Pen d’accéder au pouvoir, et parce que nous pensons qu’il s’agit aujourd’hui du moyen le plus efficace, nous utiliserons donc lors du second tour le bulletin Macron. Mais celui-ci n’aura bien sûr pas notre adhésion et nous serons les premiers à nous battre contre son programme de destruction des « conquis sociaux » comme le disait Ambroise Croizat, de la Sécurité sociale, des retraites, des services publics, contre le libéralisme que souhaite imposer Macron, qui s’inscrit dans la continuité des politiques régressives qui ont créé les conditions de la montée du FN.

 

Le 7 mai, c’est au titre de l’antifascisme, de la défense de la République démocratique et des libertés syndicales gagnées de haute lutte par les salariés, c’est en étant déterminés à œuvrer à des perspectives de progrès social, que nous utiliserons le bulletin de vote Macron.

 

 

 

Patrick Amand, Françoise Baquet-Chatel, Jean-Marc Canon, Cédric Caubère, Michel Caussemille, Christophe Couderc, Pascal Debay, Christophe Delecourt, Lina Desanti, Pascal Gabay, Simon Gévaudan, Karl Ghazi, Catherine Giraud, Valérie Gonçalvès, Denis Gravouil, Eric Hours, Michèle Kauffer, Pierre Krasucki, Frédérique Landas, Anne-Marie Laspougeas, Valérie Lefebvre-Haussmann, Jawad Mahjoubi, Julien Pauliac, Serge Ragazzacci, Denis Renard, Raymond Ruck, Daniel Sanchez, Baptiste Talbot, Yvan Vialettes, Emmanuel Vire

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